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Les 4 accords toltèques

Don Miguel Ruiz : auteur mexicain né en 1952 au sein d’une famille de guérisseurs traditionnels.

Si chacun de nous, les humains, appliquions ces principes, le monde serait plus facile à vivre. Comme dit Sartres, « l’enfer c’est les autres ». Essentiellement car nous avons des différences qui compliquent la compréhension et brouille le flot de l’amour qui nous unit.

1. que ta parole soit impeccable

Pour éviter que l’hôpital se foute de la charité, on commence par balayer devant notre porte avant de juger les autres. C’est un premier principe qui s’applique de moi à moi. Ici l’idée est de rendre cohérents, nos principes, nos paroles et nos actions. Le but étant de réduire au maximum les dysharmonies entre ces 3 niveaux de l’existence. Cela rejoint le « parler vrai » et qui donne force et profondeur à notre vie et à nos relations.

Exemple : Je souffre de voir la maltraitance sur les animaux élevés en batterie. Je défends dès que j’en ai l’occasion le flexivorisme (végétarien avec un peu de viande seulement). Mais lorsqu’il s’agit de faire les courses j’achète les produits « le moins cher » pour des motivations économiques.

Ici pour réajuster mes pensées, mes paroles et mes actes, je dois être prêt à payer plus cher une viande de meilleure qualité. Plus chère car demandant aux éleveurs plus de temps, de la nourriture de meilleure qualité et moins de bêtes pour mieux en prendre soin, pour les traiter dignement.

En achetant des produits plus chers et de meilleure qualité, je fais preuve d’abnégation. Je sacrifie une partie de mon pouvoir d’achat au nom du bien-être animal. Je place mes valeurs avant mon plaisir personnel et agit en conséquence.

2. N’en faites pas une affaire personnelle

Je me lève du bon pied ce matin là. Le sourire aux lèvres, je sors de chez moi … Et entre dans la rame de métro. Les gens ont des visages fermés. Les regards interrogateurs des autres voyageurs face à mon visage radieux commencent à entamer mon bien être et progressivement, moi aussi je me met au diapason du mécontentement général qui règne dans le métro ce jour là.

En appliquant la seconde règle, je vais développer ma force intérieure et rester centrer en moi, en ce que je ressens. Peut être n’aurais-je plus le sourire jusqu’aux oreilles, pour ne pas attirer les regards, mais intérieurement je garde ma joie de vivre intacte. Et l’énergie élevée du bonheur que je dégage pendant le trajet va se diffuser autour de moi, allégeant l’humeur de toute la rame. Même si cela ne se voit pas !

L’idée est que chacun de nous vit une existence composée d’éléments distincts. Notre éducation, nos valeurs, nos opinions mais aussi, comment nous avons dormi, si nous avons des soucis sentimentaux, financiers, etc… L’important est de reconnaître cette différence et accepter notre ignorance à propos de la vie des autres et de rester soit même quelles que soient les circonstances. Prendre une distance salutaire qui nous permettra d’appliquer le premier principe.

Plus je suis moi-même, plus j’autorise les autres à être eux-mêmes.

3. Ne faites pas de suppositions

Une extension du second principe. Qui suis-je pour juger les comportements d’autrui ? Je ne connais de la vie d’autrui que ce qu’il veut bien m’en révéler.

Exemple : lorsque je voyage en dehors de mon pays, de ma région, je me pose beaucoup de questions à propos de ce qui m’entoure car je ne connais pas le fonctionnement ici. Alors parfois je commence une longue série de « ah ça doit être ca… » ou « tiens on dirait que… »

En fait je n’en sais rien. Pour laisser la place à la Vérité, mieux vaut en rester à l’observation : « ici, ils font ca comme ca… » Et appliquer la sagesse socratique « la seule chose que je sait, c’est que je ne sais rien ».

La clés, une fois qu’on a accepté notre ignorance c’est de poser des questions ouvertes (=qui ne supposent rien).

Exemple de question fermée : « elle est bonne votre vinaigrette, votre secret c’est d’y ajouter un peu de citron ? » 2 réponses possibles : Oui ou Non…
Question ouverte : « elle est bonne votre vinaigrette, comment la faites-vous ? »

4. Faites toujours de votre mieux

Cet accord ci est un merveilleux outil pour lutter contre notre ego. Notre ego aime contrôler et savoir. Ainsi il prétend certains résultats, certains mécanismes. Seulement la vie est bien plus complexe, et de nombreuses choses échappent à notre contrôle en réalité.

Si je fais de mon mieux, honnêtement, de tout mon cœur, alors j’intègre la possibilité de l’échec et je vis plus sainement. Avec moins de pression pour atteindre les objectifs que je me suis fixés. Je vois le futur plus sagement et envisage d’avantage d’options.

Cela se rapproche du principe bouddhiste qui veut qu’on s’attende toujours au pire pour apprécier chaque moment avec gratitude pour ce qui est déjà là.

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