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image par Holly Sierra

En quoi la nourriture que vous mangez est-elle si importante pour votre connexion spirituelle ?

Par John Foreman le mardi 17 Avril 2018 sur Upliflt
traduit de l’anglais par Marion Dupuy.

Comment nourrir votre âme ?

Ce n’est pas un secret, la vie moderne peut être stressante. Il existe tellement de sollicitations de notre attention dans cette aire technologique, que de plus en plus d’entre nous, vivent dans un état constant de stimulation. Nous sommes sur la brèche et toujours « connectés ». Pour un grand nombre d’entre nous, la méditation est une belle manière de trouver la tranquillité et de calmer l’esprit, mais de nombreuses personnes trouvent ceci assez difficile. Ils ne peuvent pas dépasser leurs pensées récurrentes et l’agitation de leur corps. Ce qu’un grand nombre de gens ne réalise pas, c’est que la nourriture que vous mangez, joue un rôle important dans votre habilité à atteindre un état de méditation profonde. Sachez que votre système nerveux et votre cerveau ne vous autoriserons pas à transcender votre corps tant que certains nutriments ne seront pas présents ou lorsque vous êtes dans ce que j’appelle : un état de stress nutritionnel.

« Vous êtes ce que vous mangez » est un vieux cliché avec lequel, je suis sûr, vous êtes familier . Mais avez-vous déjà réalisé la profondeur de cette idée et l’avez-vous véritablement appliqué à votre vie ? Culturellement, nous avons une tendance générale à accepter que certains aliments soient bons et que d’autres ne le soient pas. Mais, au delà de ces croyances autour du bon et du mauvais, admettons que manger est une activité essentielle à la vie, et donc que notre manière de manger est une grande partie de notre manière de vivre. Généralement, nous mangeons par habitude et non intentionnellement. Nous mangeons sans penser consciemment à ce que nos aliments font dans notre corps, au delà de ce goût momentané dans la bouche. Et tout ça, parce que nous nous sommes progressivement déconnectés du monde naturel et du sol d’où vient notre nourriture.

En quelque sorte, dans l’expérience humaine, nous en sommes arrivés au point où nous ne savons plus décider intuitivement de ce qui est correct de manger ou pas pour nous. Arrêtons-nous un moment sur cette idée. Pourquoi sommes-nous la seule espèce sur la Terre à avoir ce problème ? Il n’y a pas un seul animal qui, vivant dans son environnement naturel, soit en surpoids ou qui souffre de maladie chronique comme résultat de leur régime alimentaire. Ils savent simplement quoi manger. Ils sont en contact avec leur intelligence innée qui guide leurs choix alimentaires et en conséquence, ils prospèrent. Si ce seul fait n’est pas suffisant pour vous montrer a quel point nous sommes devenus spirituellement déconnectés, je ne sais pas ce qui le fera.

Garder le corps en bonne santé est un devoir, car sinon nous ne serions pas capables d’allumer la lampe de la sagesse, ni de garder notre esprit fort et clair.

Bouddha

Se connecter aux aliments, se connecter à la Source de toute Vie

Donc, comment tout ceci est-il en lien avec notre pratique méditative ? La réponse est simple. Nous ne mangeons plus de véritable nourriture dorénavant. Le problème auquel nous faisons face actuellement, c’est l’abondance de produits transformés, plein d’additifs « déguisés » en aliments, et une industrie agroalimentaire qui rend difficile l’acquisition des aliments végétaux de qualité, ce qui est pourtant, ce dont nous avons le plus besoin. Nous mangeons des aliments qui ressemblent à des produits de consommation, et notre biologie ne les reconnaît pas. Ce qui a pour résultat un état de stress physiologique qui nous maintient piégé dans les aspect primaires de notre corps physique et surtout qui nous rend incapable de transcender/sublimer notre vitalité en un état d’infinie tranquillité méditative.

Si nous échouons à donner à notre système nerveux bien-aimé les nutriments vitaux dont il a besoin pour fonctionner de manière optimale et pour rester calme, nous pouvons être coincés dans une manière de vivre primitive et réactionnaire, incapable de l’élever vers des niveaux de conscience plus élevés.

Pour vraiment saisir le rôle de la nutrition dans notre capacité à entrer dans un profond état méditatif, nous devons d’abord comprendre ce qui se passe dans le cerveau et dans le système nerveux, c’est, après tout, lui notre interface avec le monde qui est autour de nous.

Nos cerveaux sont brillants, sophistiqués et sont des organes complexes, mais dans le cadre de la démonstration que nous nous sommes fixé, de la conscience et de la spiritualité, je vais me concentrer sur trois parties du cerveau qui déterminent : comment nous vivons, comment nous interagissons avec le monde, et à quelle hauteur nous arrivons à grimper l’échelle de la conscience.

Le Néocortex

C’est la partie du cerveau où l’illumination devient possible pour tout un chacun, là où nous voulons nous rendre lorsque nous méditons. C’est la zone qui facilite la créativité, l’apprentissage, l’imagination de notre futur et qui nous permet de faire l’expérience de la connectivité. Cette partie du cerveau est programmée pour expérimenter l’amour inconditionnel, voir la beauté dans le monde et nous permettre de découvrir qui nous sommes vraiment ainsi que notre place dans l’univers. Il sert de maison à la glande pinéale qui sécrète la DMT : la molécule de l’esprit qui permet essentiellement de se sentir connecté à tous les êtres vivants. Le néocortex peut, cependant, être une partie du cerveau difficile à atteindre dans notre vie moderne au rythme effréné, surtout si nous nous alimentons avec de la nourriture pratique mais toxique. Quand nous ne prenons pas le temps de donner au néocortex les nutriments dont il a besoin, nous nous trouvons à opérer depuis les parties les plus primitives du cerveau : le cerveau reptilien et le cerveau limbique.

Le cerveau reptilien

Le cerveau reptilien (auquel il est aussi fait référence comme « le cerveau caché »), est le plus primitif des composants du cerveau. Il est 100% instinctif et est intéressé par une chose et une seule, la survie. Il régule nos fonctions autonomes les plus cruciales, telles que la respiration, la température du corps, le rythme des battements du cœur, et les réactions de fuite/combat. Le cerveau reptilien est souvent associé à l’image d’un serpent au sang froid, complètement vide d’émotion, et qui ne voit qu’à travers ses propres yeux. Quand nous subissons le contrôle de notre vie par cette partie du cerveau, nous pouvons mener une existence insouciante n’étant préoccupé que par soi-même, évitant le changement et s’accrochant aux expériences passées que nous associons avec la sécurité et la survie.

Le cerveau limbique

Le cerveau limbique est le lieu où l’instinct et l’émotion convergent. Tout comme le cerveau reptilien, c’est également une partie primitive du cerveau. Il analyse les signaux environnementaux et les assigne à une expérience de nos quatre programmes fondamentaux : les « 4F’s : Fear, Feeding, Fighting, Fornicating » soit en français : le P.N.C.F. : la Peur, la Nourriture, le Combat et la Fornication. Le cerveau limbique devient plus actif quand le corps est nourri par des céréales transformées et du sucre. C’est dans cette zone que les habitudes, les obsessions, que ce soit avec le sexe ou la nourriture, et les choses abrutissantes, telles que l’alcool et la télévision, se produisent. C’est là également d’où découlent les schémas de retrait émotionnel et les comportements agressifs.

Donc maintenant, nous avons une compréhension de notre système opératoire de base. Mais comment atteignons-nous ce Néocortex élusif et comment expérimenter des états de méditation profonde ? La réponse ne se trouve pas dans le dernier régime tendance ou dans le complément alimentaire favori. Il repose dans la sagesse de nos lointains ancêtres, les gardiens de la Terre du passé. Le passé, le seul endroit où l’on peut regarder en confiance ceux qui ont arpenté notre planète pendant des milliers d’années, vivant en harmonie avec la nature, et ayant une connexion avec la Source et rendant honneur à la Vie, bien plus profondément que tout ce que nous voyons dans notre monde moderne.

Ne mangez pas ce que votre arrière-arrière-grand-mère n’aurait pas reconnu comme étant un aliment. Il y a un grand nombre d’aliments qui ressemblent à des objet dans les supermarchés, et que nos ancêtres n’auraient pas reconnus comme étant de la nourriture… éloignez-vous d’eux.

Michael Pollan

Nos ancêtres considéraient la nourriture comme une offrande sacrée au temple, à la maison parfaitement conçue qu’est le corps humain. Ils ont aimé la nourriture, comme si c’était un cadeau offert par mère Nature pour être assimilé et utilisé dans la construction du temple à partir des plus purs et des plus sacrés matériaux de la Terre : la Terre elle-même. Si nous échouons à adopter des pratiques alimentaires qui aient cette sorte d’honneur rendu à la Source et si nous continuons à manger des aliments toxiques sans y réfléchir, nous allons devoir lutter toujours plus afin de combler le fossé entre le cerveau limbique et le néocortex et nous allons continuer à vivre dans des états de conscience inférieurs.

Le néocortex a besoin de gras naturels, du « bon gras », pour fonctionner de manière optimale, spécialement de DHA, une sorte d’oméga 3 trouvé à l’origine, dans les fruits de mer. Si ces gras ne sont pas naturellement présents dans le régime alimentaire, le néocortex va juste continuer à lutter et va peut-être produire une révélation spirituelle mais brève et occasionnelle, sûrement jamais aucune perspicacité profonde et durable. Cependant ce n’est pas seulement les omégas 3 qui sont importants, le gras saturé, dont nous avons été si effrayés ces cinquante dernières années, est, lui aussi, un nutriment crucial pour notre système nerveux. Chaque nerf de notre corps est isolé avec une substance appelée myéline formant la « gaine de myéline » sorte de tuyaux dans lesquels se trouvent les fibres nerveuses et surtout qui est construite à partir du gras de notre alimentation.

Le néocortex ne fonctionne pas bien sous pression. En fait, il va être essentiellement inaccessible et passera le contrôle au cerveau limbique. Ceci apparaît comme un bon mécanisme de survie. Mais le problème est que le cerveau limbique s’est développé à un moment où, les seuls agents de stress étaient un tigre aux dents de sabre qui nous poursuivait, ou une longue période de famine. Le cerveau limbique n’est pas conçu pour traiter le bombardement d’informations qui se font la guerre pour s’accaparer notre attention et il ne sait pas faire la différence entre un tigre à dents de sabre et les 100 grammes de sucre raffiné et les colorants chimiques que contenait la coupe glacée que vous venez de manger !

La meilleure nourriture pour une santé et un bien-être optimal

En résumé, le Néocortex peut restreindre notre cerveau limbique et ses stocks de PNCF, (Peur / Nourriture / Combat / Fornication) et nous permettre d’avoir des expériences méditatives et transcendantales, si nous lui donnons les nutriments qu’il réclame et si nous évitons les stress nutritionnels qui le font taire.

Les principes nutritionnels suivants sont les plus sûrs guides pour nourrir votre système nerveux et votre néocortex :

  • Des omégas 3 en abondance, spécialement des DHA et EPA, qui ne viennent qu’exclusivement des animaux tels que les poissons, les huîtres, les bœufs nourris à l’herbe, les œufs de ferme
  • Suffisamment de gras insaturés : lait, crème, huile de noix de coco, du cacao vivant, des œufs de ferme, du ghee, du beurre cru et la viande d’animaux nourris à l’herbe.
  • De l’eau pure, fraîche et filtrée, car 70 à 80% de notre corps est composé d’eau.
  • Des aliments riches en magnésium tels que les légumes à feuilles vertes, les noix, les graines, le cacao vivant etc.
  • Un minimum de stimulants tels que la caféine, le sucre blanc, l’alcool.
  • Des jeûnes intermittents et globalement rester dans un état de « légèreté ». La digestion a lieu a un coût énergétique/métabolique élevé. Manger des nutriments denses mais dans le cadre d’un régime pauvre en calories, permet à cette énergie d’être distribuée harmonieusement dans le corps, comme dans le cerveau et le système nerveux. Il est conseillé de ne pas remplir son estomac entièrement mais de laisser 1/4 vide à la fin du repas.
  • Au moins 80% du régime est constitué de nutriments denses, de légumes riches en minéraux en insistant sur ceux avec des feuilles vertes foncées, les fruits, les noix, les graines, les choux, les algues et les aliments fermentés.
  • Manger les aliments dans leur état naturel autant que possible, crus et complets.
  • La consommation quotidienne d’aliments fermentés, de probiotiques tels que le Sauerkraut, le Kim Chi, le Miso, le Kombucha, le Kéfir etc. .. Tout comme les champignons, qui sont très nourrissants pour le système nerveux d’une manière générale.
  • Limiter les aliments pasteurisés. Fromage au lait crus, jus de fruits maison.
  • Éviter les aliments synthétiques tels que les additifs, les conservateurs, les édulcorants (ridiculement neurotoxiques), les margarines etc.

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